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Mardi 30 Janvier 2018

[GRAND ANGLE] Un chantier vert, on sait faire !

On s'essuie les roues avant d'entrer (en ville) !

Emportées sur la voie publique, les saletés du chantier peuvent constituer un danger pour les usagers de la route. C’est pourquoi des nettoyeurs de roues ont été disposés en sortie de site. Ces derniers sont munis de grilles permettant de faire tomber les boues et autres saletés au fond du bassin lors du passage des camions. Cerise sur le gâteau : ils n’ont besoin d’aucune alimentation électrique !

     

Sortir du lit en douceur

La frontière franco-suisse est marquée par la présence d’une rivière : le Foron. Afin de construire le tunnel du Léman Express à cet endroit et au sec, les équipes du chantier ont dévié provisoirement le cours d’eau via la création d’un canal, long de 85m et muni de parois en brique. Une fois le raccordement des tunnels suisse et français effectué, le canal a été bouché pour que le Foron retrouve naturellement son lit initial.

Une idée en béton

La construction du tunnel a nécessité 50 000m3 de béton, soit l’équivalent de 20 piscines olympiques tout de même ! La centrale chargée de fabriquer ce béton a été construite en base vie, à Ambilly, à proximité directe du chantier. Cette disposition a permis aux entreprises de rejoindre le chantier sans impacter la circulation aux alentours et ainsi de diminuer l’empreinte carbone.
 

Une centrale 100% écolo

Il était difficile de rater cette imposante structure rouge vif ! Située au pied du chantier, cette centrale fabriquait une boue spéciale, appelée « bentonite ». Très dense et non polluante, la bentonite était versée dans les tranchées lors de la construction des parois latérales du tunnel. Objectif : éviter que les terrains ne s’éboulent avant l’arrivée du béton chargé d’édifier ces parois.  Mais son rôle ne se limitait pas à la seule fabrication, elle recyclait également ! Le surplus de boue laissé sur le chantier était en effet stocké puis ramené à la centrale afin d’être traité et réutilisé. Du 2 en 1 !

Sans froisser la nappe !

Sur plus d’1km, le tunnel traverse la nappe phréatique venue de Puplinge et se dirigeant vers l’Arve. Afin de maintenir la continuité de l’eau, une technique innovante a été employée : la pose de 33 siphons grandeur nature. Ces structures permettent de capter l’eau en amont, de la faire transiter sous le tunnel, avant de la rejeter en aval. Allier innovation et respect de l’environnement, c’est possible !

Une deuxième vie

Pour permettre à la gare d'Annemasse d'accueillir le futur passage souterrain, toutes les installations et infrastructures depuis l'ancienne rotonde jusqu'au quai 2 vont être retirées en un temps record (15jours). Les matériaux terrassés à cette occasion seront réutilisés pour la rénovation des quais existants et la création du nouveau quai 4.

Suivez l’guide !

Afin d’éviter d’engorger les routes aux alentours, SNCF Réseau a mis en place pour les engins de chantier des itinéraires obligatoires qui privilégiaient les grands axes. Itinéraires conseillés

Des travaux effectués en journée

Le contexte le permettait pourtant ! Malgré des travaux effectués en tunnel, la pose des rails s’est faite uniquement en journée afin d’éviter de générer trop de nuisances sonores pour les riverains du chantier.

« eau » top !

Le débit des eaux de pluie qui tombent sur les voiries est parfois trop important pour le milieu naturel qui n’a pas la capacité de les absorber. C’est pourquoi des canaux – appelés cunettes – viennent drainer ces eaux vers un grand bassin chargé de les stocker avant de les rejeter à un rythme plus maîtrisé. Ces bassins sont par ailleurs équipés de manière à pouvoir détecter d’éventuelles pollutions et les traiter le cas échéant.

Au passage

Le futur passage souterrain en gare d'Annemasse est construit à l'emplacement de l'ancienne rotonde ferroviaire, à 4,5m de profondeur. La forte présence d'eau en souterrain conduit les équipes du chantier à pomper l'eau le temps de réaliser ses fondations. Deux tranchées drainantes, en pente, sont réalisées de part et d'autre de l'ouvrage, avec un puits au bout de chacun d'elles pour stocker l'eau. L'eau retenue est pompée, puis traitée à proximité via un bac de décantation, avant d'être rejetée dans le réseau d'eau  pluviales.

Grand écran !

Afin de réduire fortement les nuisances sonores générées par le passage des trains, un écran acoustique de 70m de long et haut de 3m est construit en bordure de la route d’Annemasse (RD 2). Réalisé en béton de bois, cet écran acoustique contient des rainures qui permettent de multiplier sa surface et créer davantage de vides, captant ainsi davantage le bruit ambiant.  

Sens dessus dessous

À Étrembières, le passage à niveau n°93 est remplacé par un pont route, long de 80m, construit au-dessus de la voie ferrée. Ce choix a été retenu pour limiter l’impact environnemental sur les contreforts du Salève. La solution d’un passage des voitures sous la voie de chemin de fer – comme prévue à Reignier – aurait nécessité des travaux plus importants et plus consommateurs d’espace.